A nos membres, amis, supporteurs et visiteurs,
Un message a partager!
De: Parnell Gerard
Duverger,President
Centre Louverture pour la Libert? et le
D?veloppement
Les Présidentielles Américaines:
Les Haïtiens Devraient-Ils S’y Intéresser ?
Dans quelques jours, le 4 novembre prochain, le peuple
Américain ira aux urnes pour élire un nouveau
Président. Au moment d’écrire ces lignes, environ 18
millions de personnes ont déjà voté, après avoir attendu
3 à 4 heures en moyenne dans de longues lignes, dans les
34 états qui offrent l’opportunité de voter plus tôt que
le jour même des élections. En plus, des centaines de
milliers de personnes ont également déjà remplies les
formalités du vote, en déposant leurs bulletins à la
poste. Cette tendance restera très forte jusqu’au jour
des élections, lorsqu’un nombre record de participants,
selon toutes prévisions, causera de longues lignes et de
longues heures d’attente pour accéder aux urnes.
En réalité, il s’agit là d’élections historiques qui
conduiront une femme ou un Africain-Américain à la
Maison Blanche pour la première fois, à un moment où
l’Amérique fait face à des pressions domeestiques
énormes visant à rapatrier les troupes des théatres de
guerre de l’Irak et de l’Afghanistan, ainsi qu’à des
exigences populaires croissantes pour des réformes
économiques devant mieux répartir les fruits du
capitalisme, selon les attentes de la classe moyenne.
Pour les Américains, les enjeux sont grands. Qu’en
est-il pour les Haïtiens ?
De
grands enjeux
En plus des problèmes complexes liés à leur séurité
interne, et leurs coûts énormes dans l’environnement
post 11/9, incluant l’impopulaire guerre en Irak qui
coûte $ 10 milliards de dollars par semaine, une
gigantesque dette publique de $ 10 trillions, alimentés
par des déficits annuels d’environ $ 500 milliards, un
PIB dont le déclin continuel se poursuit avec une
récente contraction de 0.3 %, ce qui semble confirmer
les craintes d’une nouvelle récession sévère et
prolongée, un taux de chômage de 6 %, son niveau le plus
élevé depuis 2004, un marché immobilier qui poursuit sa
chute, un marché du crédit sévèrement gelé, en dépit des
politiques monétaires correctrices de la Banque
Centrale, et l’intervention la plus massive de l’Etat
depuis la Grande Dépression, au niveau de $ 700
milliards de dollars, dans cette économie de marché,
les Etats-Unis trainent aussi la lourde entrave
économique d’un grand déclin de la confiance des
investisseurs et des consommateurs. Très certainement,
les enjeux de ces élections sont larges. L’Américain
moyen se rend compte du fait que l’avenir de son pays
semble être sombre, et que choisir entre le Sénateur
John McCain et le Sénateur Barack Obama semble aussi
être un choix pour l’échec ou la réussite d’un plan
cohérent et efficace pour le Sauvetage National des
Etats-Unis d’Amérique.
Les
Haïtiens aussi devraient être concernés.
Evidemment, les Haitiano-Américains et les citoyens
Haïtiens résidant aux Etats-Unis de manière permanente,
ont des intérêts naturels et similaires à ceux des
Américains d’origine, dans les politiques domestiques et
étrangères menées par leur gouvernement, et qui
affectent ces personnes directement, que ce soit dans le
sacrifice consenti dans la perte d’un être cher mort
dans l’honneur sur un champ de bataille en Iraq,
Afghanistan ou ailleurs, par exemple, ou dans la
réduction de leur standard de vie lorsqu’ils continuent
à faire face aux coûts croissants de la vie, avec des
revenus réels décroissants dans une économie en
récession. Avec des revenus discrétionnaires réduits,
ceux qui vivent aux Etats-Unis sont contraints à réduire
également leurs transferts de fonds vers Haïti,
transferts dont le montant total se chiffre annuellement
à $ 1 milliard de dollars environ, depuis plusieurs
années déjà.
Mais ce sont tous les Haïtiens qui devraient avoir un
grand intérêt dans les affaires d’une superpuissance
amie qui a une passion pour la liberté, une valeur
fondamentale sur laquelle s’est érigée la nation
indépendante d’Haïti. En fait, on peut affirmer que la
pauvreté endémique qui afflige Haïti, ainsi que la
misère généralisée qui frappe ses citoyens, sont le
résultat de l’incapacité de sa société, à travers toute
l’histoire du pays, à construire les institutions
nécessaires à la protection des libertés individuelles
sans lesquelles aucune société ne peut être prospère,
comme l’a démontré en 1776, une année remarquable pour
l’Amérique, le philosophe des droits naturels, le
Professeur Adam Smith dans son livre « La Richesse des
Nations ».
Les élections Américaines de 2008 offrent une excellente
opportunité aux Haïtiens, de réfléchir sur les mérites
d’un gouvernement démocratique représentatif en tant
qu’institution de la liberté, sans laquelle, l’économie
de marché, le moteur le plus puissant de la croissance
économique et du développement individuel, ne pourrait
produire pour l’humanité ce qu’elle fait le mieux :
apporter la prospérité économique à des individus libres
vivant dans une société libre volontairement soumise à
un régime de droit axé sur le respect des droits
humains. Plus qu’un certain intérêt, les Haïtiens
devraient trouver, là, d’importants sujets de réflexion
sinon de méditation. -----
Une
idée Générale
du Consortium Haïtien